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Mondo Duplantis : « Mon ambition est de devenir le plus grand perchiste de l’histoire »

Sophie Lambert ·
Mondo Duplantis : « Mon ambition est de devenir le plus grand perchiste de l’histoire

En bref

  • 🏅 Mondo Duplantis, perchiste suédois, vient de porter le record du monde du saut à la perche à 6,31 m lors du Mondo Classic à Uppsala.
  • 🎯 Son ambition assumée est claire : devenir le plus grand perchiste de l’histoire, objectif qu’il répète et aligne avec chaque entraînement.
  • 🧠 Son mental s’est construit au fil des années grâce à un état d’esprit de croissance, qu’il détaille dans le livre « Les clés mentales des grands champions ».
  • 👨‍👩‍👦 Élevé dans une famille tournée vers l’athlétisme, avec un père ancien perchiste, il vise désormais des barres évoquées à 6,40 m, tout en restant lucide sur les risques.
  • 🍽️ Son niveau d’exigence passe aussi par une hygiène de vie millimétrée : alimentation, récupération, gestion du stress, le tout pensé comme un support direct de la performance visuelle et motrice.
Étape clé de la carrière de Duplantis ⚡ Hauteur franchie / repère 📏 Impact sur son ambition 🔥
Première prise du record du monde (après Lavillenie) 6,17 m en 2020 Lance officiellement la course pour devenir le plus grand perchiste de l’histoire
Records successifs en championnat (JO, Europe, Monde) Plusieurs barres au-dessus de 6,20 m Confirme qu’il sait répéter la performance dans les grands rendez-vous
Mondo Classic à Uppsala 6,31 m dès le premier essai 15e record amélioré, renforce sa position de champion ultra dominant
Projection familiale Objectif théorique 6,40 m Fixe la prochaine frontière physique et mentale à atteindre

Mondo Duplantis et son record à 6,31 m : une ambition assumée de marquer l’histoire

Un soir à Uppsala, dans un stade qui porte son nom, Mondo Classic, le public a vu Mondo Duplantis effacer une nouvelle fois ses propres limites. La barre était fixée à 6,31 m, déjà plus haut que tout ce qui avait été franchi dans l’histoire de l’athlétisme. Il a décollé, sans trembler, dès son premier essai, comme si le saut à la perche était devenu pour lui un geste naturel.

Ce saut-là n’était pas seulement une performance de plus. Il s’agissait de son 15e record du monde amélioré, depuis qu’il a dépassé Renaud Lavillenie et ses 6,16 m, puis 6,17 m en 2020. À 26 ans, il s’inscrit déjà dans une chronologie qui rappelle les grandes figures de la discipline, mais avec une fréquence d’amélioration des records qui bouscule tous les repères historiques.

Sur la piste, après avoir atterri dans le tapis sous les hurlements du public suédois, le perchiste a pris le temps de savourer. Ses mots ont traduit un mélange rare de lucidité et de gratitude. Il a rappelé qu’il sautait pour lui, pour sa famille, pour la Suède et pour ceux qui le suivent depuis ses débuts, bien avant les podiums olympiques. Cette dimension collective, presque familiale, donne une profondeur particulière à son ambition.

Son but est clair et répété sans détour : devenir « le meilleur perchiste de tous les temps ». Pour lui, ce n’est pas une phrase marketing, c’est une ligne de conduite. Chaque saison, chaque meeting, chaque ajustement de foulée à l’élan est pesé à l’aune de cette phrase. Le record n’est pas une fin en soi, mais un jalon de plus sur une trajectoire longue, qu’il imagine encore ascendante.

Le regard posé par son père, Greg Duplantis, ancien perchiste lui aussi, ajoute une couche intéressante à cette histoire. Ce dernier évoque déjà la possibilité d’atteindre les 6,40 m. Ce chiffre n’est pas lancé pour impressionner. Il sert de repère concret à une famille qui a construit un environnement centré sur le saut à la perche, des structures d’entraînement jusqu’aux détails techniques du choix de la perche.

Le contexte actuel de l’athlétisme rend ce règne encore plus marquant. Mondo Duplantis domine une discipline historiquement instable, où la moindre faute de placement peut tout faire basculer. Pourtant, il parvient à répéter des barres au-dessus de 6 m comme d’autres passent 5,60 m en concours régional. Cette régularité à très haute altitude donne un relief particulier à l’idée de « plus grand perchiste de l’histoire ».

Sur le plan visuel et perceptif, son saut impressionne aussi par la qualité du geste. La coordination œil-pied, la lecture des marques au sol, le repérage spatial de la barre à pleine vitesse demandent une précision sensorielle extrême. Quand il s’élance, il doit intégrer en une fraction de seconde la distance qui le sépare du butoir, le point de flexion de la perche et l’emplacement exact de la barre, sans jamais perdre le fil.

L’exploit de 6,31 m ne tombe pas du ciel. Il s’appuie sur des années de répétitions, de micro-ajustements, de travail sur les filières énergétiques, mais aussi sur un socle de vision stable et entraînée. À ces hauteurs, un simple trouble visuel non compensé, une baisse de concentration liée à la fatigue ou à une récupération mal gérée peut suffire à manquer un saut décisif.

Dans l’histoire du saut à la perche, certains records ont semblé tenir des décennies comme des murs infranchissables. Mondo Duplantis aborde ces barrières avec une logique différente. Il les découpe centimètre par centimètre, en transformant un objectif intimidant en série d’étapes mesurées. C’est cette approche qui lui permet de garder le cap sur son ambition, sans se laisser écraser par le poids de l’« histoire » qu’il est en train d’écrire.

Mondo Duplantis : « Mon ambition est de devenir le plus grand perchiste de l’histoire

Des débuts entre Louisiane et Suède à l’athlète total : comment se construit un champion

Mondo Duplantis est né à Lafayette, en Louisiane, dans un environnement où le mot athlétisme n’était pas un concept abstrait. À la maison, les perches n’étaient pas des objets mystérieux rangés dans un stade lointain, mais des outils de travail du quotidien. Son père, Greg, avait déjà vécu une carrière de perchiste. Sa mère, suédoise, apportait la connexion avec un autre pays, d’autres infrastructures et une autre culture sportive.

Cette double appartenance a permis à Mondo de naviguer très tôt entre deux systèmes. D’un côté, les compétitions américaines, d’un autre, les clubs et les structures scandinaves. Il a choisi de concourir pour la Suède, pays de sa mère, et a très vite multiplié les titres : champion olympique, champion d’Europe, champion du monde. Chaque titre est venu renforcer son identité de champion globale, pas limité à une scène nationale.

Son parcours rappelle que le très haut niveau ne se résume jamais à un seul talent brut. Derrière la facilité apparente de ses sauts se cache une construction patiente. L’apprentissage technique a commencé tôt, avec des barres basses, des tapis improvisés, une attention constante portée à la sécurité. La progression n’a pas été un sprint, mais une longue montée où chaque centimètre gagnée devait être assimilée avant de passer à la suivante.

Au fil des années, le corps a suivi. Gainage, force des épaules, explosivité des jambes, mais aussi mobilité et relâchement. Un perchiste qui se crispe perd en amplitude et en précision. L’agilité mentale compte autant que la puissance musculaire. Sur ce point, Mondo Duplantis a appris à transformer le stress en énergie utilisable, au lieu de le subir comme un frein.

Le lien entre ce modèle de préparation et la gestion de la vision reste souvent sous-estimé. Pourtant, la rétine et la macula jouent un rôle central dans ses appuis et dans la trajectoire de son saut. Une vision nette du butoir et de la barre, une perception fine des contrastes et des distances sont indispensables. Quand on regarde ses compétitions, on voit un athlète qui sait exactement où poser le pied au centimètre près, sous un éclairage parfois variable, avec des fonds de tribune plus ou moins lumineux.

Cette finesse visuelle ne se construit pas uniquement à l’entraînement technique. Elle dépend aussi d’une hygiène globale, où l’on retrouve l’alimentation, le sommeil, la limitation des temps d’écran hors entraînement et compétition pour éviter une fatigue oculaire inutile. Un athlète qui passe ses soirées sur son téléphone dans un éclairage agressif accumule une fatigue de la macula qui peut, à la longue, altérer la perception des détails.

La carrière de Mondo Duplantis montre aussi la place de la continuité. Entre 2020 et aujourd’hui, il n’a pas seulement battu des records. Il a su enchaîner les saisons, gérer les périodes de forme, éviter les blessures longues. Cet aspect invisible au grand public pèse lourd dans l’ambition de devenir « le plus grand de l’histoire ». Il ne suffit pas de monter très haut une fois. Il faut rester en haut longtemps.

Le contexte familial explique en partie cette gestion. Quand l’entraîneur est aussi le père, les discussions sur la récupération, l’alimentation ou la charge d’entraînement se poursuivent souvent autour de la table. Ce cadre offre une vigilance permanente, mais demande aussi une bonne capacité à poser des limites pour préserver l’équilibre psychologique. Mondo semble avoir trouvé ce point d’équilibre, entre intensité et respiration.

En filigrane, cette trajectoire raconte quelque chose de plus large sur la haute performance actuelle. Le champion moderne ne peut plus se contenter d’être fort ou rapide. Il doit être complet. Mondo Duplantis incarne cette idée d’athlète total, capable de parler technique, mental, récupération, ambition, avec la même clarté. Cela explique en grande partie pourquoi son objectif de marquer l’histoire paraît crédible, même pour ceux qui se méfient des déclarations trop ambitieuses.

Le mental de gagnant : ce que révèle « Les clés mentales des grands champions »

En 2023, Mondo Duplantis a pris le temps de s’asseoir au micro de York-Peter Kloppel pour le podcast Mind Set Win. Cet échange a ensuite nourri un chapitre du livre « Les clés mentales des grands champions », qui sort en 2026. On y découvre un visage moins lisse que la simple image du prodige surdoué que les caméras renvoient parfois.

Il reconnaît qu’au départ, la confiance n’était pas toujours au rendez-vous. Le doute a fait partie du chemin. Le sport lui a servi de laboratoire pour tester des façons de réagir face aux échecs, aux barres qui tombent, aux concours ratés. Il explique que ce qui a changé la donne, c’est l’adoption d’un état d’esprit de croissance : se voir comme quelqu’un qui peut progresser, plutôt que comme un talent figé.

Pour lui, la préparation reste la base. Il insiste sur l’idée qu’on ne peut pas espérer un bon résultat sans avoir répété les gestes, préparé le corps et l’esprit. Cette vision vaut pour un concours de saut à la perche, mais aussi pour une prise de parole, un examen ou un projet professionnel. Il parle de l’entraînement comme d’une manière d’apprendre au corps et au cerveau à « obéir » aux intentions, à réduire l’écart entre ce qu’on veut faire et ce qu’on fait réellement.

Ses propos sur les objectifs sont très concrets. Il ne conseille pas de se fixer des rêves vagues, mais des buts ambitieux, reliés à des étapes réalistes. L’idée est de connaître le cap général, comme devenir le meilleur perchiste de tous les temps, puis de découper ce cap en paliers : améliorer la course d’élan, stabiliser les sauts à 6 m, puis cibler un record précis.

La dimension intéressante, c’est sa façon de parler de l’échec. Il admet que les choses ne se passent pas toujours comme prévu et que certaines compétitions laissent un goût amer. Plutôt que de les vivre comme une preuve de ses limites, il les traite comme des informations. Pourquoi la course n’était pas fluide ? Pourquoi le repère visuel sur la barre s’est perdu à mi-saut ? Ces questions servent ensuite de base à un travail très concret avec son équipe.

Ce discours résonne avec ce que vivent beaucoup de sportifs amateurs ou de personnes qui se fixent des objectifs personnels. L’idée centrale est simple. Sans grands rêves, on ne découvre jamais vraiment jusqu’où on peut aller. Mais ces rêves ne prennent sens que si on les relie à un plan, une méthode, une suite de gestes ancrés dans le réel.

Dans un monde saturé d’images spectaculaires, cette lucidité fait du bien. Duplantis ne vend pas une vision magique de la performance. Il n’explique pas son record de 6,31 m par un « don » mais par une cohérence entre ambition, préparation et mental. Cette approche, très structurée, alimente directement la solidité de son projet d’entrer dans l’histoire de sa discipline.

Objectif 6,40 m et au-delà : la frontière physique, mentale… et visuelle

Quand Greg Duplantis évoque la barre des 6,40 m, il pointe une frontière symbolique. On se rapproche de hauteurs où la moindre imperfection technique peut faire la différence entre un record et une claque. Mondo lui-même ne parle pas de chiffre magique, mais on sent bien que cette zone au-dessus de 6,30 m structure maintenant sa réflexion.

Physiquement, monter la barre d’un centimètre impose des contraintes très concrètes. Plus la hauteur augmente, plus la perche doit stocker et restituer d’énergie. Cela demande une vitesse d’élan encore plus grande, mais aussi une capacité à garder le contrôle dans une phase où le corps est littéralement projeté à plusieurs mètres au-dessus du sol. La tolérance à l’erreur se réduit à presque rien.

Sur le plan mental, la difficulté est d’éviter que le chiffre devienne écrasant. Quand les caméras titrent sur « le saut de l’histoire », le cerveau peut se crisper. Duplantis contourne ce piège en traitant chaque nouvelle barre comme une continuité, pas comme une rupture. Il répète les routines, garde les mêmes repères visuels, s’appuie sur ses automatismes plutôt que sur l’adrénaline du moment.

La vision joue un rôle discret mais central dans cette phase. Plus la barre est haute, plus l’angle sous lequel il la perçoit évolue. L’athlète doit ajuster son impulsion sans perdre le fil du repère visuel. Une mauvaise évaluation de la distance ou un léger flou lié à la fatigue oculaire peuvent suffire à dérégler la trajectoire. À ce niveau, la netteté visuelle, la perception des contrastes et la coordination œil-main deviennent de vrais facteurs de performance.

Dans les disciplines explosives comme le saut à la perche, la fatigue n’est pas seulement musculaire. Elle touche aussi les systèmes nerveux et sensoriels. Une journée avec trop de lumière agressive, des déplacements en avion, des nuits courtes, un éclairage différent d’un stade à l’autre, tout cela pèse sur les yeux. C’est là que l’hygiène de vie et, notamment, l’alimentation prennent une place discrète mais réelle.

Le cerveau et la rétine consomment énormément d’énergie. Ils ont besoin en continu d’oxygène, de glucose, mais aussi d’un cocktail précis de micronutriments. On peut citer la lutéine et la zéaxanthine, qui se concentrent dans la macula et filtrent une partie de la lumière bleue. Pour un perchiste qui saute de nuit sous des projecteurs ou en plein soleil sur tartan rouge, ces pigments aident à garder une vision confortable et stable.

Les membranes des cellules nerveuses de la rétine sont riches en DHA, un oméga-3 présent surtout dans les poissons gras. Ce lipide participe à la transmission du signal visuel. Quand l’alimentation en manque, le fonctionnement des photorécepteurs peut se dégrader petit à petit. Sur un concours isolé, la différence n’est pas visible. Sur une carrière entière au plus haut niveau, ces détails contribuent à préserver la qualité du « capteur » visuel.

L’ambition d’aller au-delà de 6,31 m suppose donc une cohérence globale. Entraînement, technique, mental, mais aussi récupération et protection de la vision. Mondo Duplantis évolue dans une époque où ces liens sont mieux connus. Cela lui donne des outils supplémentaires pour prolonger sa carrière et continuer à faire repousser la frontière historique de sa discipline.

Si la barre des 6,40 m tombe un jour, ce sera la conséquence logique de ce travail d’ajustement permanent plutôt qu’un coup d’éclat isolé. Dans tous les cas, le chemin qu’il construit vers cette hauteur raconte déjà une nouvelle page de l’athlétisme moderne, où l’ambition se mesure autant en centimètres qu’en capacité à rester lucide sur tout ce qui entoure la performance.

Ce que l’ambition de Duplantis apprend sur le mental, la routine et l’hygiène de vie

Quand on écoute Mondo Duplantis parler de son quotidien de perchiste, on se rend compte que son ambition ne flotte pas dans un nuage d’idées vagues. Elle est reliée à des routines. Le réveil, le premier repas, l’échauffement, le choix du moment pour regarder des vidéos de ses sauts, tout est inséré dans un cadre. Cette structure permet de supporter la pression des grands rendez-vous.

Son état d’esprit ne se limite pas à « croire en soi ». Il repose sur trois axes concrets. D’abord, la préparation, qu’il décrit comme la meilleure manière de réduire l’incertitude. Ensuite, la clarté des objectifs, qui l’aide à choisir quoi travailler en priorité. Enfin, la gestion de l’imprévu, parce que chaque concours apporte son lot de vents, de décalages horaires, de pistes plus ou moins rapides.

Cette façon de faire peut servir de repère dans la vie de tous les jours, même loin du saut à la perche. Tu peux la transposer à un projet professionnel, un défi sportif ou une transition personnelle. L’idée n’est pas de se comparer à un recordman du monde, mais d’emprunter sa logique : se demander ce qu’on veut vraiment, découper cet objectif en étapes et accepter que certaines journées n’aillent pas dans le sens prévu.

Le rapport à l’hygiène de vie est aussi intéressant. Pour rester performant, Duplantis ne peut pas jouer avec le sommeil, l’alimentation ou la récupération comme si de rien n’était. Il ne s’agit pas de suivre un régime spectaculaire, mais de garder une ligne simple. Protéger ses muscles, ses tendons, mais aussi ses yeux et son système nerveux, pour continuer à prendre des repères visuels fiables sur la piste.

Dans cette logique, certains gestes deviennent non négociables à l’approche des grands championnats. Diminuer le temps passé devant les écrans le soir pour laisser les yeux récupérer. Ajuster l’alimentation pour éviter les pics de glycémie qui perturbent l’énergie et la concentration. Soigner l’apport en oméga-3 marins, en vitamines antioxydantes, en lutéine et zéaxanthine qui soutiennent la macula.

Pour toi, sans viser un record du monde, tu peux t’inspirer de cette cohérence globale. Quand la vue fatigue en fin de journée, que les lignes de texte se brouillent ou que les contrastes paraissent moins nets, ce n’est pas seulement une question d’âge ou d’écran. C’est souvent le reflet d’un ensemble : lumière, pauses, alimentation, hydratation. La performance visuelle se cultive autant que la performance physique.

Dans « Les clés mentales des grands champions », Mondo Duplantis insiste sur un point qui dépasse largement son sport. Il estime qu’avoir de grands rêves, même s’ils paraissent démesurés, vaut mieux que se contenter de buts minuscules. Il précise toutefois que la sincérité envers soi-même reste indispensable. Se raconter des histoires ne fait pas monter la barre plus haut. En revanche, utiliser chaque échec comme signal pour ajuster ta préparation, ça, oui.

Son parcours rappelle que l’ambition n’est pas l’ennemie de la lucidité. On peut vouloir être le meilleur, tout en reconnaissant ses failles et en travaillant dessus, jour après jour. Ce mélange de haute exigence et de réalisme crée un socle solide, que ce soit pour franchir 6,31 m ou pour préserver sa vision dans un quotidien saturé d’écrans et de sollicitations.

  • 🥗 Miser sur des repas réguliers et nourrissants plutôt que sur le grignotage, pour garder une énergie stable et des yeux moins fatigués.
  • 🐟 Intégrer du poisson gras 1 à 2 fois par semaine pour soutenir la rétine en DHA, comme le ferait un athlète qui dépend de sa précision visuelle.
  • 🕶️ Limiter l’exposition aux écrans le soir, afin d’éviter une surcharge lumineuse pour la macula, surtout avant un effort où la vision fine compte.
  • 💤 Protéger le sommeil comme une séance d’entraînement invisible, qui consolide la mémoire des gestes et la récupération des yeux.

Dans ce cadre, l’ambition de Mondo Duplantis de devenir le plus grand perchiste de l’histoire donne une grille de lecture utile. Elle montre que viser haut, ce n’est pas espérer un coup de chance, mais accepter de regarder chaque détail de sa vie, de son corps et de sa vision comme une pièce d’un puzzle à long terme.

Jusqu’où Mondo Duplantis peut-il raisonnablement monter en saut à la perche ?

Aujourd’hui, Mondo Duplantis a porté le record du monde à 6,31 m lors du Mondo Classic à Uppsala. Son père évoque la barre des 6,40 m comme une prochaine frontière. Atteindre cette hauteur demanderait encore plus de vitesse, de précision technique et de stabilité mentale, mais sa progression centimètre par centimètre montre qu’il aborde cette zone comme une suite logique plutôt qu’un fantasme.

Qu’est-ce qui distingue Mondo Duplantis des autres perchistes de haut niveau ?

Sa régularité au-dessus de 6 m, son nombre de records du monde améliorés (déjà 15) et sa capacité à réussir ses meilleurs sauts dans les grands championnats le distinguent nettement. Il ne se contente pas d’un exploit isolé, il construit une domination durable, nourrie par une préparation très rigoureuse et un mental tourné vers la progression continue.

Quel rôle joue le mental dans ses performances ?

Le mental occupe une place centrale. Duplantis parle souvent d’état d’esprit de croissance, de préparation et d’objectifs réalistes mais ambitieux. Il utilise chaque concours, réussi ou non, comme une source d’information pour s’ajuster. Cette approche est détaillée dans le livre « Les clés mentales des grands champions », où il raconte comment le sport a façonné sa façon de gérer le stress et l’échec.

Pourquoi Mondo Duplantis concourt-il pour la Suède ?

Né en Louisiane d’un père américain et d’une mère suédoise, il avait le choix entre deux pays. Il a choisi de représenter la Suède, pays d’origine de sa mère, et a remporté sous ces couleurs ses principaux titres : Jeux olympiques, championnats d’Europe et du monde. Ce choix renforce le lien qu’il entretient avec le public suédois, très présent lors du Mondo Classic à Uppsala.

Son style de vie peut-il inspirer le grand public, même sans viser un record du monde ?

Oui, surtout dans sa manière de lier ambition, routine et hygiène de vie. La façon dont il planifie sa préparation, protège son sommeil, structure ses journées et reste lucide sur ses forces et ses faiblesses peut inspirer n’importe qui. Tu peux t’en servir pour un projet personnel, pour un défi sportif ou simplement pour mieux gérer ta fatigue mentale et visuelle au quotidien.

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